Sandrine Bailly : « avoir un jugement objectif »

By | 05/01/2015

Les fans des sports d’hiver sont capables de reconnaitre leur voix parmi tant d’autres, retrouvez les interviews de commentateurs et consultants d’Eurosport.
Aujourd’hui la championne du monde de biathlon et consultante pour le biathlon aux côtés de François Schlotterer, Sandrine Bailly !

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Vous avez arrêté le biathlon depuis quelques années, ça ne vous manque pas l’ambiance, le stress d’avant course, … ?

Non, ça ne me manque pas car lorque on a pris la décision d’arrêter c’est qu’on en a un petit peu marre et qu’on a envie de passer à autre chose donc être consultant permet d’être replongé dans cette atmosphère de compétition. La plupart des sites où les compétitions ont lieu j’y ai fait des courses donc je sais où ils logent, je connais l’atmosphère, j’ai l’impression d’être avec eux. Même s’il n’y a plus l’effort physique on connaît encore les pistes, les points de référence.

Votre vécu aide à mieux appréhender la course ?

Oui;  un journaliste n’a pas forcément fait du ski ni du biathlon, notre rôle en tant que consultant est plus d’expliquer les spécificités du parcours, ce qu’il peut se passer dans la tête d’un athlète quand il rate ou quand il réussit, … enfin les choses qu’on a vécues !

Vous êtes toujours en contact avec les biathlètes avec lesquels vous courriez ?

Oui, j’ai toujours des contacts avec les filles avec qui j’étais (Marie Dorin, Anaïs Bescond et Marine Bolliet) mais ça fait 4-5 ans que j’ai arrêté donc la roue tourne, j’en connais de moins en moins. C’est un peu dommage donc c’est bien qu’il y ait d’autres consultants, plus fraîchement retraités qui viennent. Mais en général sur la coupe du monde peu de choses ont changé, il y a quelques nouvelles têtes mais globalement il y a les mêmes filles, puis si je vais sur la coupe du monde, les entraîneurs je les connais tous donc j’ai l’impression que c’est toujours pareil !

Vous allez en tant que consultante sur les courses ?

Normalement on va toujours en début de saison mais là on a pas pu. On va aller aux championnats du monde à Kontiolahti en Finlande, puis j’irai à Oslo aussi en février et aussi à Ruhpolding en janvier. C’est des étapes où il y a de l’enjeu ou bien des étapes importantes pour la coupe du monde.

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Comment s’est passé votre rapprochement avec Eurosport ?

Facilement, puisque j’ai annoncé ma retraite au moment des Jeux Olympiques de Vancouver, François Schlotterer était là. Il m’a dit que je pourrais commenter avec lui sur Eurosport, puis en même temps Eurosport a créé le plateau Hors Piste où ils voulaient 3 filles, et donc moi-même pour le nordique.

Qu’est ce qui vous plaît dans votre métier de consultante ?

J’aime bien expliquer mais aussi partager avec les autres puis ça me permet de rester au contact, de voir les courses et pouvoir faire un débrief et et débattre de différents sujets avec les autres consultants. Ce qui est peut-être plus difficile, c’est de parler longtemps, d’avoir du sujet pendant les 2 heures de courses. Je ne sais pas comment ils font pour commenter le vélo !! (rire) De notre côté il ne se passe pas toujours quelque chose mais on a de beaux champions, des athlètes qui progressent donc j’aime bien commenter les courses.

Comment se passe votre relation avec François Schlotterer ?

Maintenant on est un peu plus rodés, on parle chacun notre tour, au début c’était peut-être plus difficile pour moi de parler d’une course sachant que je n’en ai pas l’habitude. Je n’avais pas du tout l’habitude de parler sur les autres. Puis il faut « juger » les performances des autres : quand on a couru longtemps avec ces athlètes on ne peut pas avoir un jugement trop négatif, il faut être objectif. Plus on vieillit, plus on s’éloigne du milieu, plus c’est facile d’avoir une analyse efficace. Au début je ne critiquais jamais, maintenant parfois j’ose dire quand ça ne va pas. Quand une performance n’est pas bonne il ne faut pas se voiler la face, c’est pas bon, c’est pas bon !!

Vous pensiez devenir consultante à la fin de votre carrière ?

Pas vraiment … Parfois quand il est sur les courses François Schlotterer fait venir les athlètes dans les cabines pour commenter, et quand j’étais invitée à l’époque je me disais que que je serai jamais consultante parce que je n’arrivais pas à parler pendant une course. J’attendais qu’il me pose des questions pour répondre, je ne parlais pas naturellement, même si ce n’était mon rôle de parler. Mais finalement ça s’est plutôt fait facilement, même si ce n’est pas évident dans le sens où on est écouté par beaucoup de gens donc on ne peut pas dire tout et n’importe quoi !

 

Merci à Eurosport et Sandrine Bailly pour leur disponibilité !

 

  1. Relisez l’interwiew de Nathalie Péchalat, consultante patinage pour la chaine
  2. Relisez l’interwiew de Jean-Pierre Vidal, consultant Eurosport.
  3. Lire l’interview de François Schlotterer, le Monsieur biathlon de la chaîne

 

 

 

 

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